Communauté Catholique
Francophone
de Nairobi
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PRESENTATION DE LA COMMUNAUTE CATHOLIQUE FRANCOPHONE DE NAIROBI (CCFN)



La CCFN est née du désir des familles catholiques francophones vivant à Nairobi de célébrer la messe dans la langue dans laquelle elles ont acquis leur foi et de s’organiser pour que leurs enfants puissent, eux aussi, développer leur foi dans cette même langue. La CCFN a commencé ses activités au début des années 1990 à l’initiative d’un groupe de parents qui se réunissaient pour la messe à la chapelle d’Hekima College (centre de formation régional de la Compagnie de Jésus à Nairobi). Le nombre de membres augmentant, la CCFN a ensuite été accueillie par les Sœurs de Loreto dans la grande chapelle attenante à leur école et à leur couvent à Msongari.  C’est là que, depuis 1991, la CCFN se rassemble pour les messes dominicales et pour les célébrations spéciales de l’Avent, de Noël et de Pâques.


La CCFN n’est pas une paroisse mais une communauté rattachée géographiquement à la Paroisse St Austin (qui se trouve être la plus ancienne paroisse de Nairobi et qui, à ce titre, a reçu la visite du pape François en novembre 2015). La paroisse St Austin lui fournit un cadre formel en la rattachant à l’Archidiocèse de Nairobi et de là, à l’Eglise universelle. Elle lui permet aussi d’enregistrer les Mariages, Baptêmes, Premières Communions et Confirmations qu’elle célèbre. Depuis 2012, les liens avec la Paroisse  St Austin se sont renforcés, bien que la barrière de la langue demeure (St Austin est une paroisse anglophone tout comme l’est le Kenya !).

 

Les messes dominicales de la CCFN (chaque dimanche à 10h30) rassemblent régulièrement plus de 250 personnes, dont de très nombreux enfants. Les participants sont d’origines très diverses. Plus de la moitié des membres de la CCFN sont arrivés au Kenya comme réfugiés, venant du Rwanda, de la RDC et du Burundi, fuyant les guerres et l’insécurité. Au cours des années, la CCFN a constitué pour eux un espace d’entraide et de solidarité (voir plus loin). Les familles de diplomates et de cadres internationaux de pays francophones d’Europe (France et Belgique essentiellement) ou d’Afrique de l’Ouest (notamment du Cameroun, de Côte d’Ivoire, du Bénin, du Tchad et du Sénégal),  en poste au Kenya pour quelques années, constituent globalement l’autre moitié des participants. Il y a aussi des personnes arrivées au Kenya pour raison professionnelle et qui ont choisi de s’y établir sur le long terme. Elles sont en quelque sorte les piliers et la mémoire de la CCFN ! La diversité des membres et celle des prêtres qui célèbrent les messes dominicales sont une richesse et une source d’ouverture. Elles font participer de manière concrète à l’universalité de la foi catholique.

 

La CCFN se veut également une communauté d’amis et un lieu d’échanges et d’appui mutuel. C’est ainsi que deux ou trois fois par an, la CCFN organise des repas communautaires après la messe dominicale dans l’enceinte du couvent de Loreto : chacun apporte un plat à partager de manière conviviale et ces repas peuvent réunir plus de 100 personnes.

 

La CCFN n’étant pas une paroisse, elle dispose d’une assez large autonomie, tant financière que dans la réalisation de ses activités. Son fonctionnement repose entièrement sur le volontariat de ses membres. La CCFN a été guidée depuis sa fondation par un Comité de Pilotage composé essentiellement de membres laïques. A partir du début des années 2000, le Comité s’est ouvert à tous les membres prêts à contribuer à ses activités. Le mode de fonctionnement, qui s’est établi graduellement, a été formalisé en 2013.

Le Comité élargi comporte une trentaine de membres, dont le curé de la paroisse St Austin, l’aumônier, le coordinateur (actuellement une coordinatrice) et son adjoint, le trésorier et son adjoint, la secrétaire et son adjointe et le responsable du site internet (créé en janvier 2015). Il se réunit trois fois par an : 

- en septembre pour accueillir de nouveaux membres, lancer le catéchisme, la préparation aux sacrements et la première tranche de l’appui scolaire (voir plus loin)

- en janvier pour revoir les divers programmes, définir l’objet du Projet de Carême et lancer la deuxième tranche de l’appui scolaire

- en juin pour faire le bilan de l’année et prévoir la reprise des activités pour l’année suivante. 


Dans l’intervalle, les questions courantes sont traitées par au moins trois membres du Comité directement concernés, avec la participation de la coordinatrice.


Chacune des activités de la CCFN est sous la responsabilité d’un petit groupe encadré par un ou une responsable. Les activités sont les suivantes :

- l’animation des messes et les récollections (Avent et Carême)

- la chorale

- le catéchisme

- l’éveil à la foi

- la solidarité entre membres (appui scolaire et aides occasionnelles)

- les projets de Carême

- les repas communautaires

- depuis peu, le groupe des Jeunes.


D’un point de vue financier, les ressources de la CCFN proviennent exclusivement des quêtes dominicales et l’utilisation des fonds est décidée par le Comité, une partie devant être reversée à la paroisse St Austin et au diocèse.

 

Les messes dominicales sont célébrées par plusieurs prêtres francophones de divers ordres et congrégations et de différentes nationalités. Certains sont présents à Nairobi pendant longtemps, d’autres sont de passage. Depuis 2005, le Père Etienne Triaille, jésuite, s’est consacré de manière continue à la CCFN en tant qu’aumônier et membre du Comité de Pilotage. Le Père Etienne supervise toutes les questions concernant les sacrements et offre régulièrement le sacrement de Réconciliation avant la messe. Les sacrements de Première Communion et de Confirmation, ainsi que la Profession de Foi, sont proposés chaque année en mai ou juin aux enfants et jeunes de la catéchèse. Pour la Confirmation, la CCFN tient à avoir la présence d’un évêque francophone afin que les jeunes puissent être confirmés dans leur langue maternelle, mais ceci est toujours compliqué et ne va pas dans le sens du diocèse de Nairobi qui souhaite organiser de plus en plus de grandes célébrations de Confirmation pour plusieurs paroisses en même temps, mais forcément en langue anglaise…

 

Dès ses débuts, la CCFN a apporté un support à des initiatives sociales à Nairobi. Celles-ci sont aujourd’hui de deux types :


- Comme dit plus haut, une bonne partie des membres de la CCFN sont des réfugiés de certains pays d’Afrique francophone et connaissent donc souvent des situations sociales très difficiles. La CCFN les aide donc à faire face aux frais de scolarité de leurs enfants (c’est ce que l’on appelle « l’appui scolaire »), à des dépenses médicales occasionnelles, au paiement de leur loyer… Ces aides sont données au cas par cas et dans la plus grande discrétion, afin de respecter la dignité des personnes. Il s’agit donc d’aides internes à la CCFN.


- Par ailleurs, à chaque Carême, la CCFN finance trois projets à destination de groupes vulnérables et défavorisés à Nairobi. Ces projets sont présentés par des membres de la communauté qui s’engagent à les suivre (pour s’assurer que les fonds alloués seront correctement utilisés). Ils doivent être de préférence des projets d’investissement et non d’aide urgente.

Pour le Carême 2016 par exemple, l’objectif était de récolter 750 000 KES. Ainsi, toutes les quêtes du début du Carême jusqu’à Pâques ont été intégralement reversées pour soutenir les projets suivants :

- Catéchisme et traduction pour sourds et malentendants

- Ferme de subsistance pour l'orphelinat des Soeurs de la Charité
- Rénovation de la cuisine pour le Kangemi Ressource Center (KRC), centre social au coeur du bidonvillle de Kangemi.
 

La CCFN a aussi la chance d’avoir une chorale « Les voix de l’Esprit », constituée d’une vingtaine de choristes, étudiants majoritairement, et originaires de divers pays d’Afrique. La chorale joue un rôle essentiel dans l’animation des messes dominicales mais elle est également fréquemment sollicitée pour animer des messes de mariages, même en dehors de la CCFN. Elle chante en français bien sûr, mais aussi dans la plupart des langues des pays dont ses membres sont originaires. La chorale a produit un CD il y a deux ans.

 

 

Christelle Ochanine, secrétaire et Jean Doyen, trésorier


article paru sur le site communautes-francophones.catholique.fr